Paroisses de Dinard, La Richardais, Le Minihic, Pleurtuit, Saint-Briac, Saint-Lunaire
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Eglises et patrimoine



Chapelle Ste-Anne à Saint-Buc

 

17 décembre 2013 2013 par Equipe internet MM

Monument Historique datant du XVIIe siècle, la chapelle de "Saint-Buc" est située en bordure de la D 114 (Route côtière de Dinan à Dinard), entre Langrolay et Le Minihic-Sur-Rance.

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L’édifice actuel date probablement de 1631. Il est placée sous le patronage de Sainte-Anne et sous la protection de Saint-Joseph.

L’Association de Sauvegarde de la Chapelle Sainte-Anne

L’association a été créée il y a 25 ans par des habitants du Minihic-Sur-Rance, pour sauver la chapelle.
Après en avoir mené à bien la restauration, elle en assure à présent l’animation cultuelle avec notamment la célébration de Sainte-Anne, patronne de la chapelle et culturelle au cours des mois de Juillet et Aout.
Quatre expositions d’une quinzaine de jours composent ce programme estival, auquel s’ajoutent en soirée concerts et conférences à l’occasion des "Mercredis de Saint-Buc".

L’extérieur de la chapelle

La chapelle Sainte Anne est placée au centre d’un enclos. En y pénétrant, on remarque une croix sur l’un des piliers du portail, identique à celle placée au sommet du pignon du chœur.
Une autre croix, qui lui faisait pendant a été transformée en calvaire dans l’enclos.

La porte publique surmontée d’un oculus est ornée d’un curieux décor à trois boules, dont la symbolique reste encore mystérieuse à ce jour.
La toiture d’ardoises est à "pureau décroissant" et le clocheton, en forme de dôme, abrite une cloche datée de 1631.

A remarquer aussi sur cette porte deux intéressants graffitis de "vaisseaux" qui laissent supposer que la porte elle-même pourrait être encore plus ancienne que l’édifice.

L’intérieur de l’édifice

L’édifice comprend une travée unique, coiffée d’une voûte en carène lambrissée. Cette dernière était précédemment peinte et frappée du monogramme du Christ.

Le retable attire le regard par ses polychromies luxuriantes et ses marbres. Sous la croix entre les rampants, on remarquera un joli décor de marbre représentant les cornes d’abondance.

Les lambris du chœur (commandés en 1788 par la famille HAY, armateurs malouins propriétaires du château voisin et de la chapelle qui formaient alors un ensemble) s’apparentent à ceux qui décorent les salons des hôtels de Saint-Malo à cette époque.

Les statues du retable datent du XIXe siècle et sont en terre cuite. A noter, la très belle expression des visages du groupe représentant Sainte-Anne apprenant à lire à Marie.

L’autel en granit très fin, et son tombeau sur lequel sont peintes des armoiries du XVIIe, sont actuellement recouverts d’une boiserie ornée d’un décor de bois doré.

Des stalles très simples et sans miséricorde, une table de communion à balustres et le banc seigneurial complètent cet ensemble.

Une très ancienne statue polychrome de Saint-Pierre, à gauche de la nef, rappelle l’activité du village de Saint-Buc, autrefois tournée vers la mer. Sur la droite, un joli crucifix lui fait face. Tous deux par leur facture rappellent le style des rétabliers lavallois.

Une copie d’un tableau du XVIIe, situé au-dessus de la porte latérale, représente une descente de croix. L’original, œuvre du peintre italien Annibale Carrache est à la National Gallery de Londres.

La cuve baptismale du XIVe, au fond de la chapelle provient de la région de Vitré et a été offerte récemment par un ami de la chapelle.

Les vitraux contemporains sont dus au talent du maître-verrier orléanais Louis-René Petit qui, en les réalisant a su restituer les couleurs utilisées par les maîtres verriers du XVIIe.

Deux pèlerinages ont lieu chaque année : le 19 mars pour la fête de Saint-Joseph et le 26 juillet, à l’occasion de la fête de Sainte-Anne.



 


Vieille église de Saint-Lunaire

 

28 octobre 2015 2015 par Equipe internet PB

Eglise classée d’origine romane, en partie remaniée jusqu’au XVIIIe siècle, la vieille église de Saint-Lunaire abrite les gisants de Saint-Lunaire, des Pontbriand, des Pontual...

 

Localisation de la vieille église de Saint-Lunaire

En plein centre de la ville de Saint-Lunaire, à l’angle de la rue de la vieille église et de la rue de Saint-Briac, l’édifice se dresse dans un petit enclos paroissial qui abrita autrefois le cimetière du lieu. Seuls subsistent des échaliers (pour faire obstacle à la divagation des animaux) ainsi qu’une croix des XIVe et XVIe siècles.

Historique de la construction

XIe siècle : édification d’une église romane avec une nef dotée de collatéraux, l’aspect de la partie orientale étant inconnu.
Vers 1350 : reconstruction du chœur.
Fin du XIVe siècle : construction de la chapelle sud dite des Pontual.
Début du XVe siècle : la chapelle nord des Pontbriand est érigée.
XVIIe-XVIIIe siècles : construction de la sacristie, d’un nouveau clocher et remplacement des collatéraux de la nef.
Vers 1760-1770 : reprise du chœur et agrandissement de la chapelle des Pontual.
1840 : jonction du bas-côté sud et de la chapelle des Pontual.
1954 : restauration de l’édifice par Raymond Cornon, architecte des Monuments historiques.

Historique de l’affectation et de la protection de l’église

14 septembre 1884 : à l’occasion de la bénédiction de la nouvelle église de Saint-Lunaire, l’ancien édifice est désaffecté.
1892 : classement de quatre des gisants de l’église et du tombeau de Saint-Lunaire.
18 mars 1913 : classement de la vieille église.
18 juillet 1954 : après restauration par Raymond Cornon, l’édifice est re-consacré par le cardinal Roques et rendu au culte catholique.
1971 : classement de deux nouveaux gisants.

Architecture

L’extérieur
La vieille église de Saint-Lunaire est construite avec des moellons de granite et recouverte d’ardoises. Elle a l’aspect d’un édifice trapu et hétérogène. Sa nef est couronnée d’un petit clocher carré percé de dix petites ouvertures rectangulaires et surmonté d’une flèche peu élevée (en raison des tempêtes). La façade occidentale, austère et dépourvue de fenêtres, est percée d’une simple porte en arc brisé en son milieu. Le côté nord permet de découvrir trois fenêtres plein-cintre du XVIIIe siècle.

L’intérieur

- La nef et ses collatéraux
La nef romane du début du 11ème siècle, couverte de lambris, est composée de trois travées communiquant entre elles par 6 arcades de plein cintre, Au-dessus des arcades, les murs sont percés de petites fenêtres en meurtrière. On pénètre dans l’église par la porte occidentale. La nef est reliée au chœur par un arc triomphal.

- Le chœur et le transept
Le transept est formé de deux chapelles : celle des Pontual au sud et celle des Pontbriand au nord. Elles abritent un ensemble exceptionnel de gisants des XIV et XVème siècles d’une grande qualité artistique.
Rebâti vers 1350 par Alain de Pontual, le chœur de la vieille église a été sensiblement réaménagé au XVIIe siècle et doté d’une abside à pans coupés. Seules subsistent de l’époque gothique des arcades brisées donnant accès aux deux chapelles.

Le mobilier

- Les gisants
Gisants de la chapelle des Pontbriand. Quatre gisants sont exposés dans le transept nord. Aspectés ouest-est, les défunts regardent vers l’orient et l’autel de la chapelle.
Ceux d’Olivier de Pontbriand et de son épouse, la dame de la Tendourie, sont logés dans des enfeux creusés dans le mur nord de la chapelle. Ils ont été réalisés vers 1420.
Les gisants de Colin de Pontbriand et de son épouse Jeanne de Mauny, parents d’Olivier de Pontbriand, ont été sculptés vers 1380.
Deux gisants se trouvent dans la chapelle des Pontual (transept sud).
Le gisant de Jeanne le Bouteiller, épouse de Jean I de Pontual, sculpté vers 1400, occupe un enfeu dans le mur sud de la chapelle.
Le gisant d’Alain de Pontual, réalisé vers 1360, occupe le centre de la chapelle.

- Le tombeau de Saint-Lunaire
Le tombeau de Saint-Lunaire occupe l’espace situé sous l’arc triomphal, à la jonction du chœur et de la nef de la vieille église. Il se compose d’un sarcophage gallo-romain, auge de granit qui supporte une dalle sculptée en haut relief à effigie du saint ( XVe siècle).
L’évêque est revêtu des ornements épiscopaux. Coiffée d’une mitre basse, sa tête repose sur un coussin porté par deux anges tandis que ses pieds foulent un quadrupède symbolisant l’idolâtrie. L’ensemble du monument repose sur un tronçon de colonne portant deux têtes sculptées ainsi que deux supports figurant des anges assis lisant un livre.

- Les autels
Le retable du maître-autel épouse les pans coupés du chevet. Réalisé vers 1760, il sert d’écrin au maître autel précédé par des stalles en bois et une grille ouvragée en fonte servant de table de communion, lesquels dessinent un gracieux demi-cercle.
Le retable de la chapelle sud, orné de volutes et tête d’angelots présente un style rocaille. La chapelle nord conserve un autel du XVe siècle.

- Les autres objets
La vieille église de Saint-Lunaire conserve quelques objets et statues d’intérêt divers :
deux statues des XVII-XVIIIe siècles situées de part et d’autre de l’arc triomphal et représentant une Vierge à l’Enfant et Saint-Pierre, une statue de la Vierge des années 1840 qui orne le retable sud, une croix d’autel de facture naïve au tabernacle du maître-autel, lequel présente également une statue de Saint-Lunaire, un bénitier hexagonal dont le fut est peut-être une colonne gallo-romaine en réemploi des fonts baptismaux en granite.



 


Eglise Saint-Malo du Minihic sur Rance

 

17 décembre 2013 2013

Eglise du XIXème siècle

3 juillet 1843 ordonnance royale de Louis-Philippe.

Le 17 août suivant, Mgr Saint-Marc érige lui-même canoniquement la nouvelle paroisse, composée des villages suivants : le Minihy, le Houx, Montrivage, Trégonde, Le Bignon, La Ganchiais, La Landriais, La Gandrais, Beauchesne, la Huliais, Taultenais, la Rabinais, Saint-Bucq et la Gantière (Archives paroissiales).
L’évêque nomma premier recteur M. Guillaume Ollivier, vicaire à Pleurtuit qui, depuis plusieurs années déjà s’occupait du Minihy (Fouillé de Rennes).
Jusqu’en 1849. Le Minihic fait partie de Pleurtuit. La paroisse du Minihic-sur-Rance appartenait jadis à l’ancien évêché de Sainl-Malo.



 


Eglise de Saint-Enogat

 

17 décembre 2013 2013 par Equipe internet PB

Eglise primitive du XVIIe siècle reconstruite au XIXe siècle, l’église paroissiale de Saint-Enogat se trouve sur la commune de Dinard.

Historique de la construction

L’église actuelle se trouve à l’emplacement d’une église primitive du début du XVIIe siècle formée d’une nef et de trois autels.
De l’église primitive ne subsiste que le clocher-porche construit en 1761, la nef et la toiture ayant été emportés en 1853 par une violente tempête.
Un décret impérial en date du 19 juin 1867 décida que l’église était bien distincte de celle de Dinard achevée depuis peu (en 1858).
Le 27 juin de la même année, une ordonnance épiscopale créa une nouvelle paroisse incluant Saint-Enogat et divers villages avoisinants.
La construction de la nouvelle église fut confiée à l’architecte Arthur Regnault et commença le 7 janvier 1872 pour se terminer 2 ans plus tard en juin 1874.
Le 27 juin 1880, la paroisse, affirmant son individualité, fut consacrée au Sacré-Cœur de Jésus.

Architecture et mobilier

L’intérieur de l’église conserve aujourd’hui des pièces de mobilier liturgique de la fin du XIXe siècle, et du XXe siècle.



 


Chapelle Saint-Antoine en Pleurtuit

 

17 décembre 2013 2013

Chapelle du XVI siècle dédiée à Saint-Antoine aux cochons (250-356)

La première mention de la chapelle est faite dans un aveu du 8 mai 1540 au futur roi Henri II, alors Dauphin de France et duc de Bretagne.
La succession ininterrompue des chapelains et vicaires remonte seulement à Martin Dolos (1670-1878) et la cloche est millésimée 1783.
Contrairement à une conviction bien établie, cette chapelle n’est pas dédiée à saint Antoine de Padoue mais à saint Antoine au Cochon, né en 250 environ, au sud de Memphis et mort à Alexandrie en 356. C’est le saint-Antoine des tentations, à la vie débordante d’activité et dont l’influence a été immense. Son rayonnement perdure, notablement exalté au XIe siècle quand ses reliques sont ramenées de Constantinople en pleine épidémie du "mal des ardents".

Vers 1850, la chapelle perd son titulaire. Ayant beaucoup souffert dans la bataille de Pleurtuit (1944), elle est rénovée à partir de 1954.
L’architecte a maintenu l’emprise au sol, mais a réduit la hauteur des murs latéraux. Pour compenser, de petites flèches de pierre ont été édifiées au-dessus de chaque fenêtre et du clocheton.



 


La chapelle du Prieuré de Dinard

 

23 septembre 2014 2014 par Equipe Internet GO

Chapelle d’un ancien monastère, construite primitivement en 1324, reconstruite en 1925, et ouverte à nouveau au culte au milieu des années 1980, elle est rattachée au Diocèse aux Armées Françaises.

Historique

A l’époque des Croisades, deux jeunes Chevaliers, Olivier et Geoffroy de Montfort partirent avec leurs écuyers pour les Lieux Saints. Au cours d’une traversée en galère, ils furent faits prisonniers par un turc cruel, et n’échappèrent à une mort certaine que grâce à l’entremise des moines Trinitaires qui payèrent la rançon exigée.
Revenus à Dinard, au château de la Motte-aux-Monfortains, propriété de leurs parents, ils créérent une fondation en faveur de l’ordre qui les avait sauvés. C’est sur l’emplacement d’un hôpital existant, non loin du château familial, l’hôpital Bréchet, que fut construit le Prieuré, au Bois-es-Guillemonay : une chapelle consacrée en 1324 par l’évêque de Saint-Malo, dédiée à Saint-Jacques et à Saint-Philippe, et un hôpital de vingt-cinq lits.
Les Trinitaires, pendant près de cinq siècles y donnèrent l’hospitalité "à pauvres, pèlerins et passants".

La révolution française vint frapper le Prieuré, qui fut vendu en 1791 comme bien national, en triste état, à la famille Poulin du Reposoir puis, au tout début du XXème siècle, à Monsieur de Gasquet James, un américain fortuné, avec obligation de restaurer la chapelle et de conserver les monuments historiques qu’elle contenait.
Il fut légué par sa grand-mère à Madame Choué de la Mettrie, qui restaura la chapelle en 1925. Mais celle-ci ne fut pas rendue au culte.
La conduite héroïque de Madame de la Mettrie durant la Grande Guerre lui valut la Légion d’Honneur. Veuve en 1954, elle décida de léguer la propriété au vicariat aux Armées en 1966, avant son décès en 1977.
Il fut alors procédé aux travaux nécessaires pour transformer cette propriété en établissement pouvant recevoir du public. Le Prieuré commença réellement à fonctionner au milieu des années 1980.

Les messes du dimanche et diverses cérémonies, animées par une chorale de bon niveau, ont d’abord été réservées aux militaires de réserve ou d’active, et à leurs familles. Elles sont maintenant ouvertes à tous. En général, l’aumônier assure également deux messes en semaine.

Architecture et mobilier

La chapelle a été reconstruite dans le style traditionnel breton.
La voûte, autrefois ogivale, a été refaite en lambris de chêne, selon le modèle du berceau brisé. Les entraits en chêne massif sont d’une seule pièce, et "engoulés" à leurs extrémités.
Les murs en granit sont percés de fenêtres dont la disposition irrégulière est authentique.
La verrière du chevet a été reconstituée en gothique flamboyant.
Les tomettes du sol représentent l’hermine de Bretagne et la coquille des pèlerins de Compostelle.

Subsistent d’origine :

- deux tombeaux arcades ou "enfeux" pratiqués dans la muraille du sanctuaire, qui sont inscrits à la liste des Monuments historiques.Leurs arcatures sont ogivales et trilobées. Sur les sarcophages, d’Olivier de Montfort, côté évangile, et de Geoffroy de Montfort, côté épître, reposent les statues des deux chevaliers.
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- une statue en granit de Notre-Dame du Bon Remède de la même époque, appelée aussi Notre-Dame du Bon Rachat. Elle est assise sur un trône de reine, l’enfant Jésus sur les genoux.



 


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