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      MCR (Mouvement Chrétien des Retraités)

MCR (Mouvement Chrétien des Retraités)

Journée de réflexion du 24 mars 2015

Après l’accueil toujours si chaleureux de la Maison St François, nous nous installons pour notre habituelle journée de réflexion. Nous sommes près de soixante dix pour la zone Dinard / St Malo. Janine nous donne le programme de la journée et nous écoutons le Père Drougard, notre aumônier, qui nous lit le texte de St Marc (2,1-12) : « Guérison d’un paralytique ».
Le Père Jolivet nous commentera ce texte tout au long de la journée.


L’Evangile de Marc commence directement par la vie publique, et ce récit se situe après une série de guérisons ; il n’est donc pas étonnant que la foule se rassemble autour de Jésus.. Mais Jésus a peur de passer pour un thaumaturge, ce n’est pas pour cela qu’il est venu ; il est venu annoncer le salut.

Le malade et son entourage sont très motivés, au point de passer par le toit. Jésus demande souvent un signe de foi, et c’est dans la conduite de ces personnes qu’il voit un acte de foi. Chose rare, il prend l’initiative : « Tes péchés sont remis ». C’est une grande surprise pour le malade, peut-être une déception Mais ce comportement est cohérent : Jésus n’est pas venu pour guérir les corps, mais les cœurs. Il commence par l’essentiel.

Réaction des scribes : « Il blasphème » et c’est vrai, Dieu seul peut pardonner. Alors Jésus va faire de la guérison du paralysé un signe de sa mission. « Pour que vous sachiez que le fils de l’homme a le pouvoir de remettre les péchés... » Stupéfaction de la foule, qui glorifie Dieu parce qu’ils « n’ont jamais rien vu de pareil » Mais ce n’est pas vraiment la foi que cette réaction. La foi, on la trouvera au pied de la croix, de la part du centurion « Vraiment cet homme était le fils de Dieu »

Jésus est donc venu pour sauver non les corps mais les cœurs. Demandons-nous vraiment à être sauvés ? Quelle place donnons-nous au sacrement de réconciliation ? Au temps de Jésus, on attendait un sauveur qui était plutôt un libérateur. Mais pour Saint Paul, l’homme est sauvé par la foi. Pour avoir conscience de notre besoin de salut, il faut reconnaître que nous sommes pécheurs, sans culpabilisation morbide (comparons Pierre et Judas) Il faut se situer dans une perspective de responsabilité, reconnaître ses actes et les assumer jusqu’au bout. Exemple : un carreau cassé dans une cour d’immeuble. Les enfants disent « ce n’est pas moi » ou « je ne l’ai pas fait exprès » mais le père de famille va trouver la propriétaire et répare les dégâts : il assume la faute.

Qu’est-ce que le péché ? Ps 50/51 : « Ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait » Ce qui est mal, c’est ce qui nous détourne de Dieu et des hommes. Si nous nous reconnaissons pécheurs, nous savons aussi que nous sommes sauvés. Le sacrement de réconciliation est une démarche difficile parce qu’elle passe par une médiation humaine, ce qui est une manière d’assumer notre responsabilité. Dans son encyclique « Dives in misericordia », Jean Paul II médite la parabole de l’enfant prodigue. Le père ne laisse pas son fils aller jusqu’au bout de sa demande de pardon. « Mon fils qui était mort est revenu à la vie » Il faut se reconnaître pécheur tout en sachant que nous sommes sauvés.

Après cet exposé très dense, nous nous retrouvons à la chapelle pour participer à la messe de la communauté, puis pour partager un repas fraternel.
Un temps de récréation et le traditionnel quart d’heure d’humour, puis nous nous retrouvons pour la suite de l’intervention du Père Jolivet.

La guérison du paralysé est un signe. Qu’est ce qu’un signe ? Un élément qui existe mais qui renvoie à une autre réalité. Par exemple un panneau sur la route. Les signes sont importants et nombreux dans l’Évangile : les noces de Cana « tel fut le premier des signes de Jésus » Un autre signe : les vendeurs chassés du temple. La rencontre avec la Samaritaine foisonne de signes (l’eau, la nourriture...)

Dans son discours sur le pain de vie, après la multiplication des pains Jésus commence par faire des reproches : « En vérité je vous le dis, vous me cherchez non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et avez été rassasiés. Ou lors de la résurrection de Lazare « Père, je savais bien que tu m’écoutes toujours mais c ’est à cause de la foule que j’ai parlé , afin qu’ils croient que tu m’as envoyé » (Jean, 11 ; 41/42).

Alors qu’est-ce que le bonheur ? Le bonheur pour nous sera de faire mourir en nous le mal et de savoir lire les signes.

Après un échange de questions réponses avec le Père Jolivet, nous nous rendons à la chapelle pour prier ensemble sur les Béatitudes, avec des projections préparées par Francis.

Merci au Père Jolivet, à nos aumôniers qui nous ont accompagnés : le Père Drougard, le Père Rouaux, le Père Peter. Merci aussi à toute la communauté Saint François pour la chaleur de l’accueil et la qualité du repas.

Francis Tellier

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